Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

J'aurai ta peau

Prose d'ivrogne
La colère est comme l'alcool : à petites doses et de temps en temps, cela peut rendre service. [ Robert Escarpit ]
la Fabrique des rêves
l'Ephémère tout-puissant

en devenir
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

Versatile & inconscient
pour désinfecter...

poésie alcool poèmes filles dépression sexe nuit soirée

Lundi (28/09/09)
Lewis

Il avait la chair fraîche comme ont
Les enfants nés avant terme, comme le goût
D'un short rouge, d'un bandana, comme l'odeur
Des tartines baissées/ brisées
Il l'avait fait asseoir en équilibre au bord
De ses genoux, découpé au silex l'élastique
De son sourire, volé le quartz des globes
Oculaires.




Puis ses doigts avaient cherché et recueilli
Poussé plus loin que la fin des mondes, orfèvre
De l'anal et du virginal.


Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 18:48 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 1 poussage(s) de coude)
Vendredi (04/09/09)
La laideur

Elle a posé ses valises ici, s’est étendue de tout
Son long, elle n’avait aucune dent à serrer, aucune mise au point à faire
Rien à préciser. Dès le premier regard elle avait
Tout dit.

Alcool fort difficile à dissoudre, broche héritée impossible à accommoder
Caprice ou audace d’un gamète sous influence, cynisme attilan
D’un ascendant dans l’ombre, coup de rein déviant ou dévié, buse
De l’esthétique bouchée / la laideur
Est une violence qui trouve toujours un témoin/.

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 14:45 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
La musique du corps

Corps, étroitesse de la promesse, corps susceptible, corps juron
Corps-cachette, corps terrier d’où l’on enfume
L’âme, corps systématiquement là

Prière de s’exaucer en partant, doigts qui courrent, lèvres
Qui chevauchent, chaleur liquide qui monte
Par capillarité  /

                             encre qui balise, qui défriche ici
                             On aime comme on déboise, il pose
                             son verre et son regard sur elle, il pose
                             son épaule il veut lécher
                             Ce vernis couleur peau

          Son corps est tombé avant qu’il y touche, elle a
Anticipé sa poussée, il se lance dans l’érotisme, il prend
Plaisir
          À éviter ce qu’il cherche.


     
                              Elle
                              A recouvert ses seins d’un voile noir et
                              Dessine des arabesques sur le mur, crie
                              Parfois des syllabes qui s’élèvent
                              Et retombent sur lui en sueur.

          Il n’en croit pas
                             ses yeux, il frotte, il détache, savonne
                             Mais n’arrive à rien. Sa langue est en feu et rien
                             N’a bougé.


La beauté est une démangeaison visuelle.

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 14:41 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
Son sexe

Deux corps opposés par le silence, deux corps qui balancent, qui tanguent
Au rythme lent des aveux
Devinés
Espérés
Les sentiments posés sur une poignée de porte, le rouge
Délabré d’une peinture trop longtemps repoussée, des habits taillés trop grand
Une baie comme une idée fixe

À la fin il se nourrissait de cheveux blonds, de radis et
D’écriture. Mais souvent il jeûnait.
Il avait raccourcit de plusieurs centimètres et lorsqu’il passait un appel
Téléphonique
Il se forçait à sourire pour déformer sa voix, pour l’étirer
Comme un élastique amoureux.

Sa taille de guêpe enviée de ses voisines, qu’il n’avait jamais aperçues
              (il se croyait seul)
              Ses doigts tordus mais fins, des sentiers régulièrement empruntés
              Pour gagner son sexe, des allumettes pour traquer son désir
              De lui-même, des fées capables
              De l’exaucer.

Elle avait quitté la pièce depuis près de deux ans désormais, il l’avait
Congédiée pourtant // il était régulièrement surpris de ne pas la voir entrer
Et au fond de ses verres il trouvait, souvent, l’envie pressante
De la rappeler.

C’était comme un interrogatoire alors.


Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 14:39 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
La Part de l'ombre

J'ai abandonné l'idée
De t'endendre et de voir le soir rougir tes lobes, tes seins
Des croissants qui s'éloignent lorsque j'y pense, une chair de Tantale
Une heure tellement avancée
Que jamais je ne réussis à l'atteindre.

Je te transpire de la tête au coeur, par tous les pores qui parlent, par toutes
Les ouvertures
Que tu as creusées dans mon corps

J'ai pensé d'abord te dire des choses, et puis je me suis
Souvenu, je n'ai jamais rien
Ressenti pour toi

Alors d'où vient ce besoin de sentir ton corps sur le mien, ton duvet blond,
Lécher ton nombril de paroles, compter tes muscles, interroger ta chair
Faire mon marché  de frissons.

Boire ta sueur comme un aveu de ta masse, enfoncer mes doigts dans
Les plis de tes paupières, frotter tes canines des miennes, projeter
ton image sage sur le mur vitrifié de mon fantasme, élever contre le préjugé anal
Un doigt accusateur.

Puis prendre un bain brûlant, un bain de verbes qui forgent et qui fondent
Esquisser aux fers, et avouer ! lâcher du haut de cette nuit délicieuse
L'enclume éphémère de mon caprice

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 14:38 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 1 poussage(s) de coude)
Sur le trottoir

« J’ai les doigts qui lâchent »

Elle a dit ça dans un souffle, trébuché sur une grille d’égout planqué dans les mots
Je la rattrape d’un bond, je crois
Que je bondis mais je reste en place, cloué
À mes propres énigmes


             « J’ai envie de pleurer un peu, prend de l’avance, je te rejoins, j’ai quelques
             Affaires privées à régler, des choses héritées et des choses construites,
             C’est aigu comme un violoncelle plein d’alcool de riz »


Elle a dit tout cela d’une omoplate, en bougeant ses lentilles comme une rétine
De marbre bleu. J’ai envie soudain de l’accompagner à la guitare électrique car
Tout me semble tendre vers un son brutal, sourd, qui grésille.

Elle est à terre, masse son genoux et d’autres
Parties de son corps. Nous ne reviendrons pas de cette escapade supplémentaire
Alors une dernière fois, j’enfile ses bottes
Et je démarche le fil de ses pensées.

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 14:37 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
Marie

Accepter de fléchir
l’enterrer jusqu’aux narines, humer
Le rôle des membres immobilisés dans la gravière

S’attarder sur le bruit, la fermeture des portes, la vis énorme
Ne plus voir que les détails métalliques, devenir
Un heaume ambulant.

Traquer la chaleur, porter l’absence au carré, se désespérer d’un cintre
Mal employé
Ou d’un amour exemplaire qu’elle lui a avancé sans forcément connaître
Son insolvabilité.

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 14:34 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
Vendredi (27/03/09)
Le voyage imaginable

Il avait fermé les yeux à l’instant J, comme si le bonheur intense n’était
Pas visible, peut-être pas conciliable avec l’idée même d’un aspect physique désormais il
Tapait nerveusement sur le rebord de sa chaîne hi-fi d’après un rythme qui lui
Semblait le bon.

Il avait passé la nuit avec des enfants en ligne, et se demandait si le fait de repousser
Ses responsabilités pourrait avoir des conséquences dans un monde
Où on ne meurt pas de faim. Il avait à chaque morceau de calendrier une envie de sac
Lourd, de grosses chaussures indestructibles et de musique solitaire, trouver un moyen
D’être lesté au sol. La culture l’avait rendu gazeux. Elle avait fait ce qu’elle avait pu avec
Ce que ses parents avaient laissé.

Il baille tout d’un coup en se voyant écrire comme on dessine une porte, il espère qu’un
Remède inconnu est en route et que son visage pourra demeurer intact. Sur le bureau, au bord,
Un pot de compote vide et des médicaments, qui lui rappellent comment il a commencé
À revenir en arrière à l’échelle d’une vie.

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 11:53 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
Jeudi (12/03/09)
Effacer sa trace

Elle a dégraffé son sourire pour l’après-midi, marche sur une fontaine sans
Essuyer, sans laver ses mains au passage, elle a un sac à main vert et or pâle
Dont la fermeture s’est révélée défectueuse et dont le côté droit s’écaille à force
De frotter contre son corps, dont la chaîne de tissu semble une écharpe turque, un sac
Qu’elle adore puisqu’elle aime encore certains objets proches, qui l’inquiète tout à coup,
Un sac peut être resté chez elle. Elle s’en veut, mais elle sent que cela va rejoindre l’arc-en-ciel
De ses talents absents, de ses voyages sur place, de son roman
Qui se dérobe lorsqu’elle a le courage de l’appeler encore.
Elle est rentrée dans un magasin et ressortie aussitôt, désormais elle trace des lignes alternatives
Dans le sable de ses pas. Derrière elle une fumée lui confirme son passage sur terre, réel mais
éphémère, et tandis qu’elle suit du regard la zone où le monde vient faire pression pour
Effacer sa trace, elle casse un ongle dans son œil.

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 12:45 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
Lundi (19/01/09)
Le divan aménagé

Morceau de marbre blanc, rigueur du détail de la veine
Porte verrouillée, tronquée, coutumière du fait, condamnée
D’un intérieur qui freille avec l’ennemi. Deux ou trois choses brèves
Rien qui ne puisse y échapper et la conviction qu’une peur plus grande existe
Tapie derrière.

Paire de ciseaux vivants, feutre adapté au tissu, modèle d’ouvre-boîte
Inadapté, presqu’heureux de l’être, trace sombre de sommeil
Bas. Membre vénusien abandonné à la chaleur, qui ramollit et qui
Enivre.

Habitante unique qui invite, fête imprévue donnée à l’arrière-cour d’un divan
Aménagé, nombril qui parle et qui accepte mais qui ne demande pas, passation
De pouvoir lente, volontairement lente, mais capacité époustouflante
À aimer.

Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, a 22:09 dans la rubrique "Inspiration".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 poussage(s) de coude)
>> la suite précédente ... la suite précédente ... la suite précédente ... la suite précédente ... la suite précédente ...


Version  XML  - Cette page sublime est peut-être encore valide XHTML1.1 et CSS sans tableaux.