la Fabrique des rêves
Son sexe
Deux corps opposés par le silence, deux corps qui balancent, qui tanguent
Au rythme lent des aveux
Devinés
Espérés
Les sentiments posés sur une poignée de porte, le rouge
Délabré d’une peinture trop longtemps repoussée, des habits taillés trop grand
Une baie comme une idée fixe
À la fin il se nourrissait de cheveux blonds, de radis et
D’écriture. Mais souvent il jeûnait.
Il avait raccourcit de plusieurs centimètres et lorsqu’il passait un appel
Téléphonique
Il se forçait à sourire pour déformer sa voix, pour l’étirer
Comme un élastique amoureux.
Sa taille de guêpe enviée de ses voisines, qu’il n’avait jamais aperçues
(il se croyait seul)
Ses doigts tordus mais fins, des sentiers régulièrement empruntés
Pour gagner son sexe, des allumettes pour traquer son désir
De lui-même, des fées capables
De l’exaucer.
Elle avait quitté la pièce depuis près de deux ans désormais, il l’avait
Congédiée pourtant // il était régulièrement surpris de ne pas la voir entrer
Et au fond de ses verres il trouvait, souvent, l’envie pressante
De la rappeler.
C’était comme un interrogatoire alors.
Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, le Vendredi 4 Septembre 2009, 14:39 dans la rubrique "Inspiration".
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