Lorsqu’il se retourne, c’est pour
Vérifier que mon cul est bien là, ses yeux fouillent
Ma chair jusqu’à ce qu’elle perle d’une envie
Refoulée. Parviendrait-il à donner à mes gestes
Le sens ultime, le sens contraire, tout ce qui l’attire
Désormais vers un but inespéré. Parviendrait-il à
Coucher mon existence dans des formes si lointaines
(Il paraît qu’on parle de distance et non de nature, je commence
Avec gêne, à comprendre), à retourner ce corps
Que je travaille depuis dix ans à devenir beau, mais dire
D’une beauté pénétrante. Il ne semble pas douter, peut-être
Est-ce le seul principe qui s’accorde à la réussite d’une
Telle entreprise. Plaire, c’est en savoir plus long que l’autre
Sur lui-même. C’est tout ce qui semble le mettre en mouvement.
Il n’existe parfois que pour me tirer
Vers des lignes qui marquaient jusqu’alors les limites d’un monde
Me traîner sur des distances inimaginables (sa force
Est inouïe), il sait ce qu’il veut.
C’est sans doute cela que j’envie.
poussage(s) de coude :
Re:
Quelle beauté ambigue ce poème.
C'est un retour impressionant en effet, songerais-tu à changer de bord? Les filles ne t'inspirent plus depuis ta "désunion"?
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Ça y est t'as enfin fait ton come-back sur la scène du poème. Et quel come-back mes enfants! Quel come-back!
Petit bémol toutefois, j'ai été obligée de le lire sur une chanson de Dr. Dre. Le tenancier du café Internet voulait pas arrêter la musique...