Il rêve de dire « désormais », de rempoter ses plantes, d’écouter la météo avec attention
Il pleure lorsqu’il prend l’ascenseur avec un couple il
A envie d’acheter des robes et regarde les prix des vacances en Tunisie
Il supporte mal de voir que ses chaussures neuves ne le restent pas tout
S’en va à ses yeux dans le même élan il se trouve depuis peu
Pathétique et rêve d’un charisme neuf comme d’autres d’une paire d’ailes.
Il observe chaque fille avec une assiduité meurtrière, louche sur les seins des plus jeunes
Comme la cuillère à glace regarde le sorbet vierge, il se prive de vin
Lorsqu’il n’en a plus le reste du temps il boit seul et beaucoup. Sa chambre
Est sale, lui qui n’aime pas la poussière, et son lit désespérément vide bien qu’il
Vomisse la solitude. Mais il assure si bien le contraire qu’on a fini
Par le croire. Il voudrait écrire mais ça ne sort pas les films pornographiques sont sa seule
Activité physique sur sa chaise une frêle auréole en témoigne il est souvent
Assis nu sur cette chaise.
Ses disques datent d’il y a presque dix ans, comme les vidéos de ses folies intergenres
Comme ses photos comme tout ce qu’il aime. À vingt-quatre ans il vit dans le passé
Ses expériences sexuelles étaient trop réussies, trop vite son écriture trop vite sa haine
Il a répandu son talent comme on brise une lampe à huile, par erreur, en découvrant le noir
Soudain.
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