la Fabrique des rêves
Là, sous les roues
Morsures, vagues de morsures, opéra
Dont les gestes cherchent le refuge, chaise pliante
Carcasse enroulée dans le tapis de tes cheveux blonds.
Une mémoire qui rembobine, une douleur qui sème
De petits cailloux blancs, des miettes d’évènements
Transpirants. Poursuivre un masque étendu nu, plâtrer vivante
Sa libido comme un café froid, pleurnicher en apercevant
La caresse urbaine d’une joue, d’un sourcil. Se branler
Frénétiquement pour agiter l’espoir et vider sa tête
Comme une piscine bordée d’arbres trop grands, de branches
Intenses, d’un soleil prêt à tout. Enfiler un maillot sombre
Faire quelques pas à reculons, sourire enfin en imaginant
La tête du père lorsqu’il verra ce corps passé
Sous un poids lourd.
Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, le Lundi 26 Mai 2008, 22:46 dans la rubrique "Inspiration".
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