la Fabrique des rêves
La Part de l'ombre
J'ai abandonné l'idée
De t'endendre et de voir le soir rougir tes lobes, tes seins
Des croissants qui s'éloignent lorsque j'y pense, une chair de Tantale
Une heure tellement avancée
Que jamais je ne réussis à l'atteindre.
Je te transpire de la tête au coeur, par tous les pores qui parlent, par toutes
Les ouvertures
Que tu as creusées dans mon corps
J'ai pensé d'abord te dire des choses, et puis je me suis
Souvenu, je n'ai jamais rien
Ressenti pour toi
Alors d'où vient ce besoin de sentir ton corps sur le mien, ton duvet blond,
Lécher ton nombril de paroles, compter tes muscles, interroger ta chair
Faire mon marché de frissons.
Boire ta sueur comme un aveu de ta masse, enfoncer mes doigts dans
Les plis de tes paupières, frotter tes canines des miennes, projeter
ton image sage sur le mur vitrifié de mon fantasme, élever contre le préjugé anal
Un doigt accusateur.
Puis prendre un bain brûlant, un bain de verbes qui forgent et qui fondent
Esquisser aux fers, et avouer ! lâcher du haut de cette nuit délicieuse
L'enclume éphémère de mon caprice
Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, le Vendredi 4 Septembre 2009, 14:38 dans la rubrique "Inspiration".
poussage(s) de coude :
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LiliLou