la Fabrique des rêves
La musique du corps
Corps, étroitesse de la promesse, corps susceptible, corps juron
Corps-cachette, corps terrier d’où l’on enfume
L’âme, corps systématiquement là
Prière de s’exaucer en partant, doigts qui courrent, lèvres
Qui chevauchent, chaleur liquide qui monte
Par capillarité /
encre qui balise, qui défriche ici
On aime comme on déboise, il pose
son verre et son regard sur elle, il pose
son épaule il veut lécher
Ce vernis couleur peau
Son corps est tombé avant qu’il y touche, elle a
Anticipé sa poussée, il se lance dans l’érotisme, il prend
Plaisir
À éviter ce qu’il cherche.
Elle
A recouvert ses seins d’un voile noir et
Dessine des arabesques sur le mur, crie
Parfois des syllabes qui s’élèvent
Et retombent sur lui en sueur.
Il n’en croit pas
ses yeux, il frotte, il détache, savonne
Mais n’arrive à rien. Sa langue est en feu et rien
N’a bougé.
La beauté est une démangeaison visuelle.
Tranquillement projeté par Royal-ornythorinque, le Vendredi 4 Septembre 2009, 14:41 dans la rubrique "Inspiration".
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